Le réchauffement climatique mondial affecte gravement la stabilité des glaciers, provoquant des effondrements à la surface de plusieurs glaciers en Antarctique. En raison du manque de modèles d'élévation numérique (DEM) de surface antarctique à haute résolution spatiale et temporelle, les études actuelles sur les variations spatio-temporelles de la surface d'un glacier unique sont insuffisantes. En utilisant les données du modèle d'élévation de référence de l'Antarctique REMA couvrant 11 périodes de 2011 à 2016, une surveillance des variations d'altitude de la zone d'effondrement de la surface du glacier Dark en Antarctique de l'Est a été réalisée, complétée par l'analyse des processus et causes de ces effondrements à l'aide des images optiques Landsat 7/8 et Worldview-2. Les résultats montrent qu'un événement d'effondrement majeur est survenu sur le glacier Dark en 2013, avec une profondeur maximale d'environ 45,29 m, entraînant une perte d'environ 26,29×106 m3 d'eau ; après l'effondrement, le niveau de surface de la zone a progressivement augmenté et a retrouvé, en 2016, son altitude d'avant l'effondrement. La zone d'effondrement présente des caractéristiques nettes de tassement global et une accumulation d'eau de fonte, suggérant une relation étroite entre l'effondrement et le drainage du lac sous-glaciaire du glacier Dark. Cette étude démontre la grande instabilité du glacier Dark et valide la faisabilité de l'utilisation des données REMA pour surveiller les effondrements de surface des glaciers, fournissant ainsi une référence technique pour une surveillance fine de la réponse des calottes/glaces flottantes antarctiques au changement climatique futur.